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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/210

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RICHARD.

Oui… j’essaie de rompre honorablement. Elle fait un pétard du diable. J’ai eu une scène terrible hier… Elle m’a menacé de vitriol.


LIGNIÈRES.

Alors toi, prudent…


RICHARD, montrant le bijou.

Tu vois… là… j’ai fait mettre deux dates : celle de notre première nuit et celle de notre dernière.


LIGNIÈRES.

Mais on a écrit mai pour la dernière, et nous ne sommes qu’en avril.


RICHARD.

C’est pour lui donner le temps de s’habituer.


LOUIS.

La nuit de mai !… C’est un coupon pour le mois prochain, quoi ?…


RICHARD.

Oh ! un tout petit coupon… une avance… Mon père m’a dit qu’il faudrait lui donner une gratification de cinquante mille francs. Il me les a promis.


LIGNIÈRES.

Ah ! veinard, d’avoir une famille qui peut donner cinquante mille balles aux maîtresses de ses fils !… Quel fonds de papeterie on achèterait avec cinquante mille francs !