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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/204

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cuper de la maison ! Elle ne s’occupe même pas des dîners.


LOUIS.

Alors, qui s’en occupe ?… Ce n’est pas ton père, je suppose, qui téléphone du bureau de faire un poulet Marengo à déjeuner.


RICHARD.

Et le cuisinier donc !… Il est là pour ça. Et puis moi ; moi, j’ai l’œil sur la maison, parfaitement, entre deux affaires de Bourse… et il faut que ça marche sec !… C’est moi qui flanque les domestiques dehors.


LOUIS.

Alors, quand tu vas être marié, que deviendra-t-on chez toi ?


RICHARD.

D’abord, rien n’est encore fait, et puis il y aura Paulot qu’on dressera à avoir l’œil, pas Paulot ?

(Il désigne son frère, qui ne dit rien, dans le fond… Dix-huit ans, doux, blond, et le regard très bleu.)

LIGNIÈRES.

Pour l’instant, il a l’œil sur les bonnes, Paulot… Je l’ai aperçu hier qui pelotait Louisa dans l’antichambre.


PAULOT.

Oh ! ce n’est pas vrai !


LIGNIÈRES.

Ce n’est pas vrai ?… Répète-le pour voir, morveux ?