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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/187

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SIMONSON, avec élan.

Ah ! n’est-ce pas ?… merci de ce que vous venez de dire… J’avais un peu peur secrètement de ne pouvoir guère la rendre heureuse, mais n’est-ce pas, pourquoi pas ? Merci… En bien, je vais aller lui dire tout cela… oui, je vais lui dire tout cela !

(Il s'éloigne.)

NEKLUDOFF.

Voulez-vous lui dire aussi que je l’attends ici… Je vais lui poser moi-même la question et j’agirai suivant sa réponse.

(Simonson disparaît sur la route.)


Scène VI


NEKLUDOFF, L’officier rentrant avec un paysan


L'OFFICIER.

Ah ! Excellence, vous avez fini avec cet homme ? Voici un paysan que votre cocher vous envoie. Il a quelque chose à vous remettre.


LE PAYSAN.

Oui, Excellence. C’est votre courrier. Le cocher m’a dit de vous faire remarquer qu’il vous l’envoyait au campement, comme vous le lui avez recommandé, s’il arrivait une lettre avec ce timbre.

(Il montre une lettre.)