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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/173

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KRILITZOF.

Il écumait !


MARIA, s'approchant de la Maslowa qui s’était un peu retirée.

Quel homme admirable ce Simonson ! On l’a condamné parce qu’il disait le bien au peuple… Il a conquis ici l’estime de tous.


LA MASLOWA, avec admiration.

Oui, c’est un homme extraordinaire.


MARIA, souriant.

Ton amoureux.


LA MASLOWA, réprimant un mouvement.

Que dites-vous là, Maria ?


MARIA.

Oui, oui, nous ne l’appelons plus qu’ainsi… Crois-tu que ce n’est pas visible qu’il est devenu amoureux fou de toi…


LA MASLOWA, vivement.

Il ne me l’a jamais dit.


MARIA.

Il est trop fier… mais cela ne change pas la chose… Il rougit quand il te parle comme un enfant… oui, va, il t’aime, visiblement… depuis que tu es arrivée ici, peu à peu, côte à côte. Ce n’est pas mal : ce sont les tristes fleurs de l’exil… Ne dis point que tu ne t’en es pas aperçue.