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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/111

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LA BEAUTÉ.

Oh ! rien, elle a tué son mari, parce qu’il couchait avec sa fille… Hé ! Kora ! Kora ! Donne de l’eau-de-vie à la nouvelle.


LA VIEILLE.

Apportes-en une bouteille entière.


LA KORABLEWA, se levant au fond et avançant le mufle vers la Maslowa.

Voilà !… voilà ! tu veux de l’eau-de-vie ?… Donne ton argent, ma belle.


LA MASLOWA.

Combien ?


LA KORABLEWA.

Ça fait vingt-cinq kopeks… voilà la bouteille… vous allez me siroter ça. (La Maslowa compte l’argent.) Dis donc la Beauté, toi qui sais tout, est-ce qu’ils sont bons les kopeks.


LA BEAUTÉ.

Oui, c’est du bon…

(Les femmes ont tiré leurs gobelets des boîtes. La Maslowa offre la tournée.)

LA MASLOWA, offrant de l'eau-de-vie à la Korablewa.

Et vous ?


LA KORABLEWA.

Moi aussi, pour sûr !

(Mouvement avide des femmes.)


(Une petite figure pâle gui se tenait coite et absente depuis le commencement s’avance. C'est Fédosia.)