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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 2, 1922.djvu/296

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Scène V


Les Mêmes, ISABELLE, Un Jardinier.


ISABELLE, entr’ouvre la porte de gauche.

Il n’est pas là ?


VICTOR, désigne le cabinet noir.

Non… là…


ISABELLE, lui faisant signe de parler bas.

Chut ! (Elle revient à la porte.) Entrez !

(On voit entrer un jardinier avec des monceaux de roses sur les bras. Elle-même porte les plus belles et elle est habillée d’une robe extraordinairement bleue.)

VICTOR.

J’espère !…


ISABELLE.

Une surprise. Bonjour. Là ! on va en profiter pour en mettre partout.

(Elle prend les bottes des bras du jardinier et les fourre dans des pots.)

LA VOIX DE GEORGES.

Elle vient, ma tête, elle vient ! C’est tout à fait un phoque.


VICTOR.

Eh bien, de quoi te plains-tu ?


ISABELLE, sautillant de coin en coin, et à voix basse.

Il y a longtemps qu’il est là-dedans ?


VICTOR.

Dépêchez-vous, il va sortir.


ISABELLE, au jardinier.

Ici, ici… dans ce vase !… Dieu, qu’il fait de bruit avec ses sabots ! Vous avez bien dormi ? Vous êtes reposé ? Ah ! tant mieux. (Indifférente.) Vous avez très bonne mine. Odette va venir pour la lecture ?