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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 11, 1922.djvu/62

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ACTE DEUXIÈME

La cathédrale de Séville, dans les bas-côtés. Un immense pilier presque au centre, ceinturé de statuettes dorées, de cierges. Au fond, de biais, la nef, le chœur, derrière, des grilles d’or aux larges portes. Sur la scène, à gauche, un confessionnal ; à droite, une chapelle. Des gens circulent. Chants liturgiques, les grandes orgues jouent. Des draperies noires, dans les voûtes, retombent sur les côtés de la scène. Les personnages viendront de toutes les issues de la cathédrale, du premier plan, du fond, des côtés. Vapeurs d’encens. Rayonnements de vitraux.



Scène PREMIÈRE


(Une foule bariolée pénètre dans la cathédrale. Les uns se signent et prennent de l’eau bénite, d’autres pénètrent directement dans le chœur.)

UN HOMME, (se détachant de la foule.)

Pourriez-vous me dire, Monsieur, quelle est la personne que l’on enterre aujourd’hui ?


UNE DES DEUX PERSONNES INTERPELLÉES.

Le seigneur Don Juan de Manara.


L’HOMME.

Merci, Monsieur.

(Il passe. Celui qui vient de lui répondre dégrafe légèrement son manteau. Son camarade fait de même. Ce sont Don Juan et Alonso.)

UN AUTRE HOMME.

Pourquoi les orgues jouent-elles ? Le corps n’est pas encore arrivé.