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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 11, 1922.djvu/365

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SERGYLL.

Seul, un être comme vous, au-dessus de toute vulgarité, pouvait les prononcer.


BARNAC.

Ainsi, nous nous sommes compris ?… Merci… À la bonne heure ! (Il tend une main furtive à Sergyll.) Huit heures et demie, déjà ! Vous avez votre voiture, Marthe ?…


MARTHE.

Oui.


BARNAC, (reprenant un ton froid et placide d’homme d’affaires.)

Adieu Monsieur. Guérin vous convoquera à la Société…


SERGYLL, (s’inclinant.)

Quand vous le jugerez bon.


BARNAC.

Au revoir, Marthe. (Elle fait signe discrètement à Sergyll de passer le premier, Sergyll obéit. Barnac, qui a aperçu le signe, et à voix haute, exprès.) Non, non, ne reste pas une minute de plus ici… Tout de suite nos conventions !…



Scène XV


MARTHE et BARNAC, seuls.


MARTHE.

Ah ! pas avant que je t’aie serré dans mes bras !


BARNAC.

Si tu veux !

(Elle va se précipiter à son cou. Mais il a tendu le front et Marthe y pose les lèvres, longuement.)