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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 11, 1922.djvu/344

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AUBIN.

Monsieur… Monsieur !…


BARNAC.

Vous entrez sans frapper, maintenant ?…


AUBIN.

Je n’osais pas prévenir Monsieur qui n’était pas seul… Mademoiselle !…


BARNAC, (bourru.)

Eh bien ! quoi Mademoiselle ?…


AUBIN.

Elle vient de sonner pendant que Monsieur était en conversation avec Mademoiselle Morel… Elle a prétendu qu’elle avait rendez-vous… Elle est dans le cabinet de travail… Alors, je suis venu prévenir Monsieur dès qu’il a été seul… Que faut-il ?…


BARNAC, (l’interrompant avec brusquerie.)

En faites-vous des histoires, mon pauvre garçon… pour des choses aussi simples !… (Il va à la porte, l’ouvre, et, très simplement.) Si vous voulez vous donner la peine d’entrer…

(Il revient en scène et regarde Aubin comme pour signifier en haussant les épaules : « Vous voyez, est-ce assez simple ! » puis le congédie du geste.)