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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 11, 1922.djvu/339

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l’affaire au minimum d’argent et de bruit possible… La Commission a manqué de tact vis-à-vis de moi !… Car il n’y a pas un commissaire qui ne connaisse mon ancienne liaison avec Dellières… Allez, courez vite chez Hermann.


GUÉRIN.

Entendu ; seulement…


BARNAC.

Mais, nom de Dieu !… Je ne veux pas, entendez-vous ?… Je ne veux pas !… Demandez-moi Central 22-46…

(Guérin va au téléphone.)

BARNAC, (arpentant la pièce, furieux.)

Voilà qui va être réglé en cinq minutes… Non, mais que vous n’ayez pas imaginé, vous mon vieil ami, ce…


GUÉRIN.

Je ne prévoyais pas que votre sentiment vis-à-vis de lui…


BARNAC.

Mais vis-à-vis d’elle, hein ?… Je ne ferai pas figure d’hypocrite… Moi qui recevais encore, il y a quelques instants, ses deux petits…


GUÉRIN, (lui passant l’appareil.)

Tenez !


BARNAC, (d’un ton naturel d’homme d’affaires.)

Allo… Mademoiselle Dellières ?… C’est vous ?… Bien… Allo !… Moi, Barnac… Oui, moi-même… J’ai absolument besoin de vous parler tout de suite… Très urgent… Vous pouvez ?… Vous allez sortir ? Très bien… Puisqu’elle est à votre porte,