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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 11, 1922.djvu/271

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MARTHE, (après encore quelques secondes d’attente, constate, rassurée.)

Oui, le domestique est redescendu.


SERGYLL.

Voilà ton rôle.

(Il le lui tend.)

MARTHE.

Merci, tu me rends service… Je l’ai à peine regardé. Maintenant, file.


SERGYLL.

Oh ! une minute, au moins… le temps de souffler.


MARTHE.

Tu ne sais pas comme ça m’est désagréable de te voir ici, dans cette maison. Ta vue me choque… ta voix m’horripile tout à coup… (Avec humeur.) Ne te suffisait-il pas de laisser le manuscrit chez le concierge…


SERGYLL.

Mais c’est toi-même qui m’as autorisé à monter… J’avais envie depuis si longtemps de connaître l’atmosphère dans laquelle tu passes une si grande partie de ta vie… Laisse-moi jeter un coup d’œil sur ton portrait de Farmenge et je déguerpis.


MARTHE.

Soit ! le temps de compter jusqu’à dix.

(Elle le lui indique.)

SERGYLL.

Ah ! épatant… C’est bien ton mouvement… l’attache de l’épaule. Épatant !… Tiens, j’imaginais le bureau à droite alors qu’il est à gauche…