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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 1, 1922.djvu/40

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PREMIÈRE LAVANDIÈRE.

Jamais je ne vis de plus belle maison

qu’une léproserie.

Il y a là petite cour et grande cour,

comme chez le seigneur de Roc’hlaz.


MARIA.

Dieu protège notre paroisse !


DEUXIÈME LAVANDIÈRE.

Il faut bénir les croix aux cimetières, dit-on,

pour arrêter la mort et le mal.

Oui, on dit cela dans le gwerz de la lèpre

que j’ai vu écrire au burg de Gurin sur une nappe blanche.

C’était mercredi,

une demoiselle le chantait,

un jeune clerc écrivait.


MARIA.

O reï tra la la di ra la !

jeune fille mal avisée

De parler de ces choses-là.

O reï tra la la di ra la !

Si vous ne lavez ne dites rien,

soufflez dans vos doigts…