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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 1, 1922.djvu/234

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UN AUTRE.

Vous n’avez que loué la propriété, ce n’est pas un achat ?


GRAND’MÈRE.

Non, pas pour le moment du moins… Plus tard peut-être, si Daniel et Marthe se plaisent ici, on verra. Il nous fallait absolument l’air de campagne. Bien que Daniel soit considéré comme guéri, le médecin, en voyage, lui avait tout à fait interdit la vie de l’usine et l’air direct du port… À vrai dire on est un peu dépaysé… On n’a pas vécu des années dans les fumées et le bruit sans s’y faire… Je ne connaissais que les plates-bandes de mon square, et tout ceci a l’air bien grand pour nous…


UNE INVITÉE.

Où avez-vous laissé votre fiancé, mademoiselle ?


MARTHE.

Je crois qu’il est resté à préparer sur la pelouse quelques pièces du feu d’artifice.


UN INVITÉ.

Comme il est resté jeune et gai ! Il nous a promis de danser tout à l’heure. Je vous assure qu’à le voir pour la première fois, on ne se douterait pas qu’il ait pu être si malade…