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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 1, 1922.djvu/199

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au possible, mademoiselle… Reposez-vous un instant près de votre petit malade… Je vais revenir…


DANIEL, (l’interrompant.)

Tu étais là ?… Vite, vite, vite… Non, non, reste là, grand’mère… Je veux lui dire devant toi, j’y tiens, devant tout le monde…


GRAND’MÈRE.

Il faut que j’aille avec le docteur, absolument… mais je reviens à la minute… à vous deux !…

(Elle prend l’encrier et du papier sur la table, pour l’ordonnance du médecin qui est entré dans la chambre.)

MARTHE.

Je n’ai pas besoin d’autres paroles que celles que vous avez dites dans la chambre, allez… J’ai entendu vos faibles lèvres qui murmuraient merci… Vous n’avez plus rien à ajouter, Daniel !…


GRAND’MÈRE, (bas.)

Le docteur a prédit qu’il allait éprouver un bien-être et peut-être une grande exaltation naturelle, c’est l’habitude, mais il ne faut pas trop s’y fier… D’ailleurs, le sommeil y succédera vite… Et toi, mon enfant, étends-toi aussi… Prenez-vous la main… sans rien dire… prenez-vous la main…

(Elle rentre dans la chambre.)