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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 1, 1922.djvu/196

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MARTHE.

Mon Dieu, c’est surtout qu’il était tellement anémié… Depuis quelque temps, il paraissait mieux… mais on me disait qu’il était si pâle… Un autre eut supporté l’hémorragie… lui, c’était tout son pauvre sang de parti… On a parlé dans la chambre, je crois… Voyez.

(Une des bonnes entre. Un temps.)

TROISIÈME BONNE.

Maintenant plus de danger ?…


MARTHE.

Non, non… il paraît que c’est subit… Il va remarcher, revivre… Beaucoup d’air, seulement…


TROISIÈME BONNE.

Alors, si vous n’aviez pas été là !…


MARTHE.

Eh bien ?


TROISIÈME BONNE.

Enfin… sans vous… il eût été perdu !…


MARTHE.

Qui sait ?…

(La bonne rentre avec des coussins sur le bras.)

DEUXIÈME BONNE.

Il faut ouvrir l’autre fenêtre aussi… On va trans-