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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 1, 1922.djvu/117

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qui se rendent, au mois de mai, au Guéodet,

et qu’il y ait une fenêtre dans le pignon,

pour que je puisse voir la procession

à Ploumillau, le jour du Pardon,

Pour que je voie la grande bannière de Ploumillau,

je l’ai portée plus d’une fois !

Mettez aussi une fenêtre sur le côté

pour que je puisse voir la ville-neuve…

Car c’est là qu’est mon amour !


MARIA.

Mon fils, ton cœur même ne me restera pas…


ERVOANIK.

Non, tranquillisez-vous, mère mortelle,

mon petit cœur d’enfant est à vous, —

et que près de vous il fleurisse,

comme les roses d’un rosier,

au bord du ruisseau de la vie,

dans le jardin des paradis.


(Il s’agenouille aux pieds de sa mère.)


(Par l’entrebâillement de la porte Matelinn apparaît.
La mère se précipite vers lui douloureusement ;
elle semble avant de parler l’interroger du regard.
— De loin, il hoche la tête.)