Ouvrir le menu principal

Page:Barrie - Piter Pan dans les Jardins de Kensington, 1907.djvu/30

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


ligne d’omnibus qui n’en finit plus, sur lesquels votre bonne a une telle autorité que si elle tend son doigt vers l’un d’entre eux, il s’arrête immédiatement. Alors elle passe avec vous en toute sécurité de l’autre côté. Il y a plus d’une porte à ces Jardins, mais il n’y en a qu’une par où vous entrez ; avant d’entrer vous parlez à la femme des ballons qui se tient dehors. Elle se met aussi près de l’intérieur qu’il lui est possible, parce que si elle laissait passer les ballons à travers les grilles, ils l’enlèveraient, et elle s’envolerait. Elle se tient tout-à-fait accroupie, car les ballons la tiraillent continuellement, et l’effort lui fait une figure toute rouge. Une fois, il y en eut une nouvelle parce que l’ancienne s’était laissé emporter, et David en était très fâché pour l’ancienne, mais il aurait cependant bien voulu être là pour voir comment elle s’était laissé emporter.

Les Jardins sont une contrée immense et redoutable, avec des milliers et des milliers d’arbres ; d’abord vous arrivez aux Figues, mais vous ne daignez pas vous y arrêter, car les Figues sont l’apanage de petits personnages, qui s’interdisent tout commerce avec le commun des