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Page:Barrès - La Colline inspirée, 1913.djvu/257

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Le chef de la boutique est un rusé compère ;
C’est lui qui fait l’article avec sa commère.
Pontifie et prophétesse et toute la nichée,
Des farces de Tartuffe sont très fort entichés.
Sur l’air du traSur l’air du tra la la, etc.

Si Nous ne croyez pas, imbéciles humains,
Ma foi, tant pis pour vous, je m’en lave les mains,
La fièvre, la colique et la dysenterie
Et tous les maux, sur vous, viendront avec furie.
Sur l’air du traSur l’air du tra la la, etc.

La lune et le soleil vont se battre en duel.
De nombreuses étoiles manqueront à l’appel,
La terre engloutira et les gens et les bêtes,
Excepté de Sion les fortunés bipèdes.
Sur l’air du traSur l’air du tra la la, etc.

Ainsi le Dieu-Vintras, n’ayant aucun égard,
Fera du genre humain une omelette au lard
Ôte-toi, dira-t-il, et laisse-moi la place,
Pour danser la polka sans gène dans l’espace.
Sur l’air du traSur l’air du tra la la, etc.

Ah ! ce sera bien beau de voir polker Quirin,
Popol et grand Francis, débris du genre humain,
Thérèse, Lazarine, avec ces libres dames,
Prêtresses de l’amour et brûlant de ses flammes.
Sur l’air du traSur l’air du tra la la, etc.

C’est alors que du ciel tombera sur la terre,
D’alouettes rôties une pluie salutaire.
Merci, messieurs, merci, ô savants bacheliers.
Avec ces beaux discours, payez vos créanciers.
Vous n’étiez pas sorciers avant d’être prophètes,
Mais vous êtes depuis devenus bien plus bêtes,
Sur l’air du traSur l’air du tra la la, etc.

Les sinistres couplets ! C’est un prêtre, un ami de la veille qui les a composés ! La prose