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Page:Barbey d’Aurevilly - Un prêtre marié, Lemerre, 1881, tome 1.djvu/111

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VII


C’était il y avait un an à peu près : Néel s’en allait à Bayeux avec un de ses amis, Gustave d’Orglande, jeune noble, son voisin de terre et qui, comme Néel, était obligé, par préjugé d’honneur et de parti, de garder dans ses veines le trop-plein du sang qui fait les héros.

Ils allaient à Bayeux pour danser à une fête que l’on y donnait tous les ans, — un bal de la Toussaint, — et ils voyageaient à cheval, à la manière des ancêtres, qui laissaient aux femmes les molles délices de la voiture, et ne s’estimaient que sur ce trône vivant du dos d’un cheval où l’homme est vraiment lui-même, d’où il peut combattre et commander.