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Page:Barbey d’Aurevilly - Les Poètes, 1862.djvu/303

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Et toujours dans la même gamme :

Donnez l’essor à votre âme,

Elle aspire aux grands sommets :

Et des grands il alterne aux chastes :

Ton souffle m’a porté vers les chastes sommets !

L’histoire même, avec lui, n’est plus qu’une montagne :

Visitez avec eux l’histoire et ses sommets !

… Tu peux sans sortir du réel

Dépasser ces sommets du globe et de l’histoire.

Le désir de la hauteur le saisit jusqu’à la sainte fureur de l’enthousiasme !

Plus haut, toujours plus haut, vers ces hauteurs sereines !

Et la préoccupation le tient si fort que tout à coup l’échelle devient son image favorite et qu’il nous parle de l’échelle du sourire d’or de la femme, sur lequel il escalade le ciel. Quel grimpeur ! Mais quand il redescend du ciel, en se servant toujours de cette échelle, il retrouve la montagne

Où l’homme des hauts lieux respire à pleins poumons.

La vitale odeur des résines !

Il appelle même cette montagne :