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Page:Barbey d’Aurevilly - Les Philosophes et les Écrivains religieux, 1860.djvu/434

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battre le cœur sous toutes ces cuirasses, quand il bat fort, comme celui de M. Pelletan. Naturellement, il définirait sa philosophie comme elle est définie dans le traité des choses divines : « J’entends par le vrai quelque chose qui est antérieur au savoir et hors du savoir. » Mais volontairement, artificiellement, il s’acharne à des démonstrations extérieures qui ne partent que du pied des faits et qui y succombent.

Destinée singulière et moins rare qu’on ne pense que ce contre-sens suprême entre les idées et les facultés ! C’est la seule explication qu’on puisse donner de ce triste phénomène : un homme si bien doué, produisant un système qui répond si peu aux ambitions de sa pensée ! L’esprit, qu’on a méconnu en soi, s’est vengé.