Ouvrir le menu principal

Page:Barbey d’Aurevilly - Les Philosophes et les Écrivains religieux, 1860.djvu/414

Cette page n’a pas encore été corrigée


Broussais, ce tribun médical, n’est plus là pour la défendre de sa voix âpre.

M. Flourens, qui ne pèse sur rien, a donné à cela sa chiquenaude, et la chiquenaude a suffi pour enfoncer les protubérances, mais il n’en a pas moins fait justice à Gall, quand il s’agit des services rendus par cet homme, en dehors de son système, à l’anatomie. Enfin voici le livre qui a fait tant de bruit et qui, je le crois, a été pour M. Flourens la queue du chien d’Alcibiade : le Livre sur la longévité ! L’Alcibiade de la physiologie se devait de couper la queue de son chien, et il l’a coupée en homme qui sait se servir du scalpel et de l’esprit français. Mais j’ai gardé pour le dernier le meilleur et le plus intéressant des livres de M. Flourens, celui-là qu’il a intitulé : De la Vie et de l’Intelligence, et sur lequel je crois nécessaire de m’arrêter.


III

Quand nous avons rendu compte, dans ce volume, de l’Histoire des manuscrits de Buffon, que M. Flourens a dernièrement publiée, nous avons dit que nous reviendrions sur les services, rendus, par l’éminent commentateur du grand naturaliste, à la philosophie générale. Eh bien ! c’est ce livre de la Vie et de l’Intelligence qui fait le mieux mention de ces services. Philosophiquement, M. Flourens, ce rayon intellectuel qui glisse plus sur la métaphysique qu’il ne la pénètre, M. Flourens est cartésien. A toute page il vante la Méthode de Descartes, et trop, selon nous. Il admire l’