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Page:Barbey d’Aurevilly - À côté de la grande histoire, 1906.djvu/271

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IV

Mais laissons ces sornettes historiques ! Par procédé pour Faliés, je veux être sérieux. J’aimerais bien mieux être gai… Je me résumerai sur son livre. Malgré toutes les peines qu’il s’est données pour composer sa petite mosaïque de renseignements, pris partout à Prescott et à Brasseur, ses Études, si on en juge par les résultats qu’elles affirment, sont à continuer. Il peut se remettre à la besogne. Jusqu’ici, nous n’avons en ces Études que des lamentations sur des ruines et des indécisions sur tout… C’est bien moins l’histoire des civilisations, montrées nettement dans leur contenu, que l’histoire des peut-être qui planent sur elles ! Torquemada (un historien renseigné comme vous allez le voir), Torquemada, dit ingénument Faliés, parle beaucoup de la littérature des Astèques, qui était superbe, mais qu’il ne connaît pas. Eh bien, c’est à peu près l’histoire de Faliés ! En ses Études, aucune question, ni sur l’origine, ni sur le développement des civilisations dont il parle, n’est coulée à fond. Et, d’ailleurs, ces questions, — des bobines sur lesquelles les Académies peuvent dévider leur fil pendant l’éternité ! — n’ont d’importance que pour Faliés. Qu’im-