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Page:Barbey d’Aurevilly - À côté de la grande histoire, 1906.djvu/265

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eux, et, quand on ne se mange pas, où l’on se frotte le nez les uns contre les autres pour se montrer de la tendresse, ce que le très sérieux Faliés, qui ne rit jamais, le pauvre homme ! appelle congrûment « un baiser nasal ». Telles sont toutes ses civilisations, et le cercle encyclopédique — très ébréché — de ses Études. Quant à la précision dont elles brillent, elles n’en ont pas plus que l’esprit de l’auteur, de ce triste cerveau, qui pose un principe d’histoire et le plante là quand il faut l’appliquer, et qui, en tout, n’a que des velléités et des envies de dire quelque chose… sans dire jamais rien.

Ce n’est point un esprit vigoureux, qui fait son trou partout où il passe. Il reste dans les moindres toiles d’araignée, et se contente d’y bourdonner… Misérablement féru de ces sciences modernes, qui ne sont pas des sciences encore et qui s’agitent et se tracassent pour le devenir, il est, lui, déjà faible, énervé par elles, et son livre est littéralement empesté de leur odieuse terminologie. Il rêve, tout éveillé, au milieu de ces sciences… futures, si elles peuvent le devenir. Il croit — dur comme crâne, comme le sien peut-être, — à la crânioscopie. Il demande à la géologie des résultats que, dans son état actuel, cette romanesque investigatrice est dans l’impuissance de donner. Il a les manies et les suffisances physiologiques de ce siècle. Il piaffe dans les sciences naturelles, et il voudrait appliquer, haut la main, la paléontologie à l’his-