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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/66

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460. Joyeux et satisfaits de ce grand carnage. Il s’y trouvait aussi un grand nombre (d’autres) êtres (terribles), qui s’y étaient réunis, ô maitre suprême des hommes.

461, 462. À l’aube, (Açvatthâman) songea à sortir du camp. Ô roi, la poignée de l’épée du fils de Drona était couverte de sang humain et soudée à sa main, avec laquelle elle ne semblait plus faire qu’un (membre) unique. Il avait parcouru une voie difficile à suivre. La destruction des hommes lui donnait un éclat (incomparable),

463. Ainsi qu’à la fin d’un youga, le feu qui a réduit tous les êtres en cendres. Ô roi, après avoir accompli cet exploit selon sa promesse, le fils de Drona,

464. Qui avait adopté une résolution difficile à exécuter, sentit s’évanouir la souffrance (que lui causait le souvenir du meurtre) de son père. Et, comme il était entré de nuit dans le camp (silencieux), dont les habitants étaient endormis,

465. De même, le taureau des hommes en sortit au milieu du silence, après avoir tué (ses ennemis). L’héroïque Açvatthâman, s’étant réuni à ses deux (compagnons) et étant sorti du camp,

466. Joyeux (lui-même), les réjouit en leur racontant ses exploits, ô Puissant. Alors, ces deux (autres guerriers, qui avaient à cœur) de faire ce qui lui était agréable, lui firent un récit qui lui plut.

467. (À savoir que) les Pâñcâlas et lesSrinjayas avaient, par milliers, été taillés en pièces (par eux). Ils poussaient des cris de joie et battaient des mains.

468. Certes, cette nuit fut aussi rendue terrible par le massacre des Somakas endormis, et qui ne se tenaient pas sur leurs gardes.