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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/443

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1558. Ô dieu adorable, tu es immobile comme une pierre ! (Tu n’es pas plus) agité, que (la flamme) d’une lampe, que le vent laisse brûler tranquillement.

1559. Réponds à ma question, si elle n’est pas indiscrète. Éclaircis mes doutes, ô dieu, je t’en demande la faveur.

1560. Car tu es le créateur et le destructeur, tu es périssable et impérissable, tu n’as pas eu de commencement, et tu n’auras pas de fin. Tu es le plus grand des êtres, ô le plus grand des hommes.

1561. Ô le plus excellent de ceux qui connaissent le devoir , réponds, conformément à la vérité, à celui qui t’implore, qui t’est (pieusement) dévoué et qui incline sa tête (devant toi, et fais-lui connaître) quel est l’objet de ta méditation.

1562. Alors, ayant repris son esprit, son intelligence et ses sens, cet adorable frère puîné de Vâsava, sourit d’abord, et s’exprima en ces termes.

1563. Le Vasoudévide dit : (Je vois par l’intuition que), couché sur un lit de flèches, pareil à un feu qui s’éteint, le tigre des hommes, Bhîshma, songe à moi, de sorte que mon esprit s’est porté sur lui.

1564. Je suis allé en esprit vers celui, dont le roi des dieux fut incapable de supporter le bruit de la corde de l’arc et des mains, (bruit) qui était aussi (terrible que celui de) la foudre.

1565. Je suis allé en esprit vers celui par qui, après qu’il eut vaincu tous les rois, ces trois jeunes filles furent prises, (pour les marier à son frère).

1566. Je suis allé en esprit vers celui qui combattit, pendant vingt-trois jours, le Bhrigouide Râma, sans être vaincu par lui.