Ouvrir le menu principal

Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/41

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


240. Qu’ayant commencé une importante entreprise, la crainte nous oblige à reculer, et que nous n’ayons pas la force nécessaire pour l’achever.

241. Certes, l’action humaine ne (saurait être) plus puissante que le destin. Si, par suite de la destinée, l’œuvre d’un homme ne réussit pas, (au gré de) celui qui l’accomplit,

242. Celui-ci, (s’il est) sorti de la voie régulière, tombe dans le malheur. Les sages disent que c’est (le résultat de sa) folie,

243. Si, quand (un homme) a commencé, ici bas, une action quelconque, la crainte l’empêche (de la terminer). C’est ma mauvaise conduite qui m’attire la crainte que (j’éprouve en ce moment).

244. Certes, le fils de Drona ne saurait, en aucune façon, tourner le dos dans le combat, et cet Être énorme me fait l’effet de la verge du Destin, levée (sur moi pour me châtier).

245, 246. J’ai beau y réfléchir de toutes les façons, (je ne puis pas arriver à) voir clair dans ce qui s’est passé. C’est assurément le fruit terrible de ma sotte idée, mise injustement en action, (le fantôme étant) destiné à la faire échouer. Aussi, si je recule dans le combat, c’est par l’ordre du Destin,

247. Sans le concours duquel on ne peut rien faire. (La situation étant telle), je vais implorer la protection du puissant Mahâdeva.

248. Il détournera (de ma tête) ce terrible bâton du Destin, (levé sur moi pour me châtier). Je m’adresserai à Kapardin (Çiva), dieu des dieux, époux d’Oumâ, à Anâmaya (Çiva sain),