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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/382

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été bu (par la terre), semblable (en éclat) à une lune tombée (du ciel).

1124. Alors, ayant levé contre son sein l'enfant baigné de sang, le roi, l’esprit torturé et malade de douleur, se mit à gémir sur (le sort de) son fils.

1125. Puis, les épouses (du roi), tourmentées par le chagrin, accoururent en pleurant, vers le lieu où se trouvait le roi Sriñjaya.

1126. Ce roi, qui avait perdu l’esprit, se souvint (cependant) de moi. Alors, m’étant aperçu qu’il songeait à moi, j’apparus à ses yeux.

1127. Je fis à ce moment, ô maître de la terre, entendre à cet (homme dévoré) par le chagrin et les regrets, les paroles que le héros d’Yadou a rapportées.

1128. Et alors aussi, avec la permission de Vâsava, je rappelai (son fils) à la vie. Ce qui doit arriver arrive, et il est impossible qu’il en soit autrement.

1129. Dans la suite, l’héroïque enfant Svarnashthivin réjouit le cœur de son père et de sa mère.

1130. Et quand son père fut monté au Svarga, ô roi, il exerça la royauté avec un héroïsme redoutable, pendant onze cents ans.

1131. Ce (prince) très éclatant rassasia les dieux et les pitris, et offrit de grands et nombreux sacrifices aux abondantes dakshinâs.

1132. Puis, après avoir engendré de nombreux fils, qui étendirent sa race, après un long règne, ô roi, il subit la loi du temps.

1133. Toi aussi, ô Indra des rois, chasse le chagrin qui s’est glissé dans ton cœur. Comme Keçava et Vyâsa au grand ascétisme te l’ont (déjà) dit.