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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/345

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CHAPITRE XXVII


DISCOURS DE VYÂSA


Argument : Youdhishthira renouvelle ses plaintes à propos de la mort de ses parents. Vyâsa lui répond qu’il a tort de s’affliger.


799, 800. Youdhishthira dit : Abhimanyou, (encore) dans l’enfance, ayant été tué dans le combat, ainsi que les fils de Draupadî, Dhrishtadyoumna, Virâta, le roi Droupada, Vasoushena, qui connaissait ses devoirs, le prince Dhrishtaketou, et d’autres Indras des hommes de différents pays,

801. Le chagrin ne m’accorde pas de trêve (et me rend) malade, moi qui, dans mon avidité pour la royauté, suis devenu le très cruel meurtrier de mes parents, et le destructeur de ma propre race.

802. Ce fils de la Gangâ, sur le sein duquel je me suis roulé en riant, a, dans la lutte, été abattu par moi qui convoitais la royauté !

803. Quand je le vis, chancelant, et tremblant, sous les flèches pareilles à la foudre, du fils de Prithâ, devenir l’objet des regards de Çikhandin,

804. Mon esprit fut épouvanté. Quand je vis notre grand oncle, ce lion des hommes éclatants, pareil à un vieux lion couvert de flèches brûlantes,

805. Tomber sur son char, la face en avant, lui ce des-