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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/328

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676. Va trouver le roi, approche-toi de sa personne et dis-lui : « le plus grand des princes, j'ai pris ce qu'on ne m'avait pas donné.

677. Sachant que je suis un voleur, hâte-toi de faire ton devoir et de m'infliger le châtiment des voleurs. »

678. Après avoir entendu ces paroles, le très réputé Likhita, aux vœux fermes, se dirigea, selon l'ordre (qu'il venait de recevoir), vers le roi Soudyoumna.

679. Ayant appris des gardiens de la porte, que Likhita était arrivé (et le demandait), le roi Soudyoumna, accompagné de ses ministres, vint à pied au devant de lui,

680. Et, s'approchant de cet (homme) qui connaissait les devoirs, lui tint ce discours : « Ô adorable, pourquoi es-tu venu (ici). Explique-moi (tes désirs) et ils (seront) satisfaits à l'instant même. »

681. Après avoir entendu ces mots, ce viprarshi répondit à Soudyoumna : « Prononce ces paroles : « Quand je saurai (ce que tu désires), je le ferai. » Et alors, après m'avoir entendu, tu devras faire ce que je t'aurai demandé. »

682. Ô taureau des enfants de Manou, j'ai mangé des fruits que mon gourou ne m'avait pas donnés, ô grand roi. Hâte-toi de m'imposer la peine que ma faute mérite. »

683. Soudyoumna lui répondit : « Si tu crois que le roi doive mesurer la peine en infligeant le châtiment, (tu dois croire aussi) qu'il peut prononcer l'acquittement (de l'accusé), ô taureau des brahmanes.

684. Je t'absous, ô homme aux grands vœux, aux œuvres pures. Dis-moi quels sont tes autres désirs et je leur donnerai satisfaction. »

685. Vyâsa dit : En entendant le prince magnanime lui