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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/282

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dans les bois comme un fou. Quand un homme, (feignant) hypocritement (de remplir) son devoir, songe (à contenter) ses désirs,

347. Le roi des morts lui attache au cou son lacet mortel. L’action faite par égoïsme n’est pas capable de porter de (bons) fruits.

348. Ô grand roi, il n’y a que ce qui est accompagné (d’un sentiment) de renonciation (à ses sens), qui porte de grands fruits. La quiétude, le fait de dompter (ses penchants), la constance, la véracité, la pureté et la droiture,

349. Le sacrifice, la fermeté, le dharma (devoir), sont toujours considérés comme l’objet des règles des rishis. (Ces règles) prescrivent d’entreprendre tout ce qui concerne (le service) des pitris, des dieux et des hôtes.

352. Certes, ô grand roi, là seulement le trivarga (triade des buts de la vie, devoir, plaisir, profit), porte de bons fruits.

La destruction ne sera jamais (le lot) de celui qui pratique, ici bas, le renoncement, sans relâchement, et en suivant cette règle.

Le vertueux Prajâpati, (créateur, maître des êtres), exempt de fautes, engendra les créatures en disant : « Elles m’offriront des sacrifices avec des dakshinâs (offrandes rémunératrices aux prêtres) de différentes sortes. » (Il créa aussi) pour le sacrifice, les plantes, les arbres, les plantes médicinales,

353. Les bestiaux, les libations et les (autres) objets destinés aux sacrifices. Et cette œuvre sacrée rencontre des obstacles pour celui qui mène la vie de maître de maison.