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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/270

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rai cette terre, en me livrant à la mendicité, une, deux, trois, ou cinq fois par jour (s’il le faut),

266. Pratiquant un grand ascétisme, voyant d’un œil égal mes demandes exaucées ou repoussées, ne faisant ce que je ferai, ni à la manière d’un homme qui désire vivre, ni à la manière de celui qui veut mourir,

267-269. N’ayant ni désir ni répugnance, soit pour la vie, soit pour la mort. Ne nourrissant aucun sentiment hostile ou affectueux pour deux hommes, dont le premier me couperait un bras, et (le second) m’enduirait l’autre (bras) (de pâte parfumée) de santal ; n’attachant aucune importance à tous les actes profitables, quels qu’ils soient, qui peuvent être accomplis par un homme vivant, (me bornant uniquement) à ouvrir et fermer les yeux, et aux autres (actes instinctifs et nécessaires), n’y étant jamais attaché et n’appliquant mes intentions aux fonctions d’aucun de mes sens,

270. Restant fidèle à ma détermination (ascétique), ayant bien purifié toutes les souillures de mon âme, délivré de tous les attachements, élevé au-dessus de toutes les embûches (des objets des sens),

271. Libre comme l’air, sans être soumis à la volonté de qui que ce soit, j’éprouverai une satisfaction constante, en errant ainsi exempt de toute passion.

272. Certes, la concupiscence m’a fait commettre de grands péchés ! Après avoir accompli de bonnes ou de mauvaises actions, certains hommes

273. Entretiennent leurs familles, (et établissent par là) une succession de causes et d’effets, (dont ils auront à supporter les conséquences). En abandonnant, à la fin de leur existence, leur corps dont la vie sera épuisée,