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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/268

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248. Endurant le froid, le vent, la chaleur du soleil, soufrant de la faim et de la soif dans mon ermitage, soumettant mon corps à l’ascétisme enseigné par les préceptes,

249. Entendant sans cesse les diverses voix, aussi agréables au cœur qu’à l’oreille, des oiseaux et des gazelles qui passent une vie joyeuse dans les forêts,

250. Jouissant des senteurs agréables des arbres et des plantes en fleurs, contemplant, dans les bois, leurs charmants habitants aux formes variées.

251. Celui même qui pratique l’ascétisme dans les bois, a des rapports avec ceux qui habitent dans leurs familles. Je ne me conduirai pas d’une façon malveillante envers eux, à plus forte raison avec ceux qui habitent dans les villages ;

252. Cherchant les lieux écartés, me livrant à la méditation, soutenant ma vie avec des aliments cuits ou crus, rassasiant les pitris et les dieux, de chants et d’oblations d’eau et de fruits sauvages,

253. Pratiquant la règle terrible et très austère que les préceptes prescrivent aux habitants des bois, j’atteindrai la dissolution de ce corps.

254. Ou bien, mouni solitaire, la tête rasée, je ferai jeûner mon corps, demandant chaque jour une nourriture à un arbre (dans la forêt),

255. Couvert de poussière, faisant ma demeure dans des cabanes abandonnées, ou bien habitant une hutte entre les racines des arbres, ne faisant aucune différence entre ce qui est agréable ou désagréable,

256. Ne pleurant pas, ne me réjouissant pas, indifférent au blâme et à la louange, n’espérant rien, sans atta-