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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/213

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CHAPITRE XXV


MALÉDICTION PRONONCÉE PAR GÂNDHÂRÎ


Argument : Mention est faite du Kambojien du roi de Kalinga, de Vrihadbala, des fils de Dhrishtadyoumna, des cinq frères Kekayens, de Droupada, de Dhrishtaketou et de son fils, de Vinda et d’Anouvinda. Gândhârî décrit en même temps la douleur des femmes de ces héros ; puis elle s’évanouit de douleur. Ayant repris connaissance, elle maudit Krishna pour n’avoir pas empêché la guerre et lui prédit que les Yadouides se détruiront les uns les autres. Réponse de Krishna.


706. Gândhârî dit : Vois le roi du Kamboja, habitué aux couches de son pays, le Skanda des taureaux des hommes ! Vois-le tué, gisant dans la poussière, ô Madhavide !

707. Vois comment, en apercevant ses deux bras (jadis) parés de santal, (maintenant) couverts de sang, (ses) épouses très affligées se lamentent tristement !

708. Vois ces deux bras, pareils à des barres de fer, (terminés par des mains) dont la paume et les doigts sont charmants. « Quand je me réfugiais entre ses deux (bras), les plaisirs ne m’abandonnaient (jamais), » (dit chacune d’elles) !

709. Tremblante, sans protecteur, une femme à la voix douce, dont le mari est tué, (dit) : « Privée de toi, où irai-je, ô maître des hommes ? »

710. Malgré la fatigue (que leur cause leur chagrin), la beauté n’abandonne pas le corps de (ces) femmes,