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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/208

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669. Considère cette affligée qui, les yeux baissés, échevelée, se tient auprès du cadavre de Drona son mari, le plus excellent des guerriers !

670. Porteuse de tresses d’ascète, la brahmacârinî se tient sur le champ de bataille, près de Drona, dont la cuirasse a été brisée par les flèches de Dhrishtadyoumna.

671. (Très) affligée, la délicate et glorieuse Kripi s’efforce tristement de rendre les derniers devoirs à son époux, qui a péri dans la bataille.

672. Après avoir préparé le feu selon la règle et enflammé le bûcher de toutes parts, elle y place Drona, et les chantres sacrés chantent les trois sâmans.

673. Ces brahmacârins, aux tresses (réglementaires) de cheveux, construisent le bûcher avec des arcs, des lances, des intérieurs de chars, ô Madhavide,

674. Et diverses sortes d’armes, pour consumer (le corps) de cet homme à la grande énergie. Après avoir ainsi disposé Drona, ils proclament ses louanges en se lamentant,

675. Et chantent, en son honneur, les trois autres sâmans de la fin. « Après avoir consumé Drona sur le bûcher, en mettant dans le feu (cet homme qui était lui-même comme) un feu,

676. Les brahmanes disciples de Drona, ayant mis Kripi à leur tête, se dirigèrent vers la Gangâ, en laissant le bûcher à leur gauche.