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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/149

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229. Et, s’il te plaît, il n’est pas douteux que, dans l’assemblée lors du sacre de Youdishthira, (Nârada) n’ait prédit jadis (ce qui devait arriver).

230. « Ô fils de Kountî » (dit-il), « tous les Pândouides et les Kourouides s’attaqueront les uns les autres et cesseront (ensuite) d’exister. Fais ce que tu dois faire. »

231. En entendant cette parole de Nârada, les Pândouides furent affligés. L’éternel secret des dieux t’est ainsi dévoilé.

232. (Je t’ai fait voir) comment ton chagrin peut disparaître, (comment tu dois) endurer la vie et (prendre) de l’affection pour les fils de Pândou, en reconnaissant que (ce qui est arrivé) était un décret de la destinée.

233. Ô guerrier aux grands bras, cette révélation, faite lors du sacrifice suprême du râjasoûya (sacre) de Dharmarâja, avait été entendue par moi.

234. Quand je lui eus fait connaître ce décret, Dharmapoutra s’efforça d’éviter la guerre avec les Kourouides, mais le destin est plus puissant (que tous les efforts des hommes).

235. Les décrets de la fatalité, ô roi, ne sauraient en aucune façon être évités, ni par les êtres mobiles, ni par les êtres immobiles.

236. Toi qui mets le devoir au-dessus de tout, ce qui (prouve) que ta sagesse est supérieure, tu es égaré, (même) après avoir connu la voie que les êtres vivants doivent suivre, et celle qu’ils doivent éviter.

237. Si le roi Youdhishthira savait que tu es accablé par le chagrin, et que tu as constamment l’esprit troublé, il renoncerait lui-même à la vie.

238. Il est toujours sensible et compatissant, même