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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/143

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mécaniquement) comme une roue, dans le cercle de la transmigration.

178. Il roule dans la transmigration (mais, en roulant), il n’est pas soumis à l’aveuglement, qui est le malheur de ceux qui roulent dans les transmigrations, (sans être éclairés par la sagesse).

179. Aussi faut-il que le sage s’applique à faire cesser (cet état fâcheux). Il ne doit rien négliger pour cela, car (l’obligation des transmigrations) a cent modes de développement.

180. Ô roi, l’homme qui a vaincu ses sens, qui n’est enclin ni à la colère, ni à la cupidité, qui est satisfait (de tout), qui dit la vérité, obtient l’apaisement.

181. Ce char, (qui figure le corps de l’homme), par qui ceux qui manquent de sagesse (se laissent) séduire, est dit (le char) d’Yama. (L’homme dépourvu d’intelligence) obtiendrait (le sort) que tu as obtenu toi-même, ô maître suprême des hommes.

182. Ô Bharatide, gémir sur la perte d’un royaume, de ses fils, de ses amis, dont on vient d’entendre le récit, voilà (un vrai) malheur.

183. Pour les grandes peines, que le sage ait recours à la médecine de la sagesse, en se servant du médicament qui est la science. C’est là le grand remède, (mais) d’acquisition difficile.

184. L’homme qui a dompté son esprit, se délivre de la grande maladie de la douleur. Ni l’héroïsme, ni les intérêts, ni les alliés, ni les amis,

185. Ne délivrent aussi bien de la peine, qu’une âme qui se maîtrise avec fermeté. C’est pourquoi, ô Bharatide, quand on cultive l’amitié (pour tous les êtres), et quand on pratique la vertu,