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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/138

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141. Ô taureau des Bharatides, elles désirent constamment (goûter) ce miel, à la saveur agréable pour (tous) les êtres, et qui attire les enfants.

142. Les gouttes de ce miel s’écoulent sans cesse et sont sucées par cet homme suspendu (dans le puits).

143. Il a beau les boire, sa soif n’est pas apaisée, et, n’étant pas rassasié, il cherche continuellement à en aspirer.

144. Ô roi, le dégoût de la vie ne pénètre pas dans son âme, et dans cette (triste situation), cet homme espère fermement conserver son existence.

145, 146. Des souris noires et blanches coupent, (avec leurs dents, les racines de) l’arbre. (Plusieurs dangers menacent le brahmane), (soit) de la part des bêtes féroces, (soit) de celle de la femme effrayante placée à la limite des chemins difficiles de la forêt, (soit de la part) du serpent qui est au fond du puits, (soit de la part) de la trompe de l’éléphant qui se tient près de la couverture (de la fontaine). Un cinquième sujet de crainte est (la perspective) de la chute de l’arbre (rongé) par les souris.

147, 148. L’avidité des abeilles pour le miel lui présente un sixième grand danger. Tel est, établi dans une (semblable) demeure, l’homme précipité dans l’océan de la transmigration, qui n’en éprouve pas de dégoût, et dont les espérances ont la vie pour but.