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Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/128

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69. Le temps mûrit les êtres, le temps moissonne les créatures. Le temps veille sur les gens endormis. Certes, on ne lui échappe pas.

70. La jeunesse, la beauté, la vie, la richesse, la victoire, la santé, la société de ceux qui nous sont chers, ne durent pas toujours. Le sage ne doit pas être avide de ces (biens périssables).

71, 72. Ne te désole pas, seul, sur un malheur qui frappe le royaume (tout entier). Si on s’écarte de l’héroïsme, en pleurant, on n’empêche rien. On meurt quand même et on n’évite pas ce (qu’on redoutait). Le remède à ce malheur est de n’y pas penser.

73. Le (mal) auquel on pense, ne nous quitte pas. Bien plus, il s’accroît. Quand il leur arrive quelque chose de désagréable, ou quand ils sont privés de ce qu’ils désirent,

74. Les hommes de peu de jugement sont consumés par les douleurs humaines. En pleurant, tu ne favorises ni l’intérêt, ni le devoir, ni le plaisir.

75. (En agissant comme tu le fais), on s’éloigne du but à atteindre et on manque les trois fins (de l’homme, intérêt, devoir, plaisir). Quel que soit l’état de fortune particulier auquel les hommes soient arrivés,

76. Les sages s’en contentent, et ceux qui ne s’en contentent pas ont l’esprit égaré. On guérit les peines mentales par la sagesse, et les douleurs corporelles par les médicaments.

77-80. Telle est l’efficacité de la science. On ne saurait obtenir l’égalité d’âme par d’autres (moyens). Les œuvres que l’homme a accomplies jadis (dans une existence antérieure), l’entourent quand il est couché, se tiennent près