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la psychologie de la race allemande

est la coiffure de prédilection du Kronprinz ; il en a été le colonel. Il a partagé cette satisfaction avec la princesse Victoria-Louise, qui ne se fait pas faute d’arborer ces insignes mortuaires dans toutes les occasions solennelles.

Le fétichisme des Allemands, qui se manifeste dans tant de multiples circonstances, a trouvé une nouvelle application dans l’inauguration d’une colossale statue en bois du maréchal von Hindenburg. Érigée à côté de la colonne de la Victoire, à Berlin, elle a été inaugurée solennellement par le chancelier de l’empire. La sœur du Kaiser fut la première à planter sur le fétiche un clou orné de la couronne impériale. Depuis, deux millions de clous ont été plantés. Cette superstition se rattache à d’antiques traditions. Il était d’usage chez les Germains d’enfoncer des clous et des épines dans certains arbres pour se guérir des fièvres. Ces traditions ont pénétré dans quelques localités françaises, en particulier à Braine l’Allend, qui, comme son nom l’exprime, se rattache à une institution germanique. Elles ont depuis longtemps cessé d’être pratiquées. En dehors de l’Allemagne, on ne les rencontre plus que chez des peuplades à demi sauvages de l’Afrique centrale et du Congo.


Conclusions


L’opinion, adoptée par toute l’Allemagne dirigeante, que les Allemands sont les représentants d’une race distincte, directement issue des anciens Germains, trouve sa confirmation dans les caractères objectifs qui leur sont propres.

Ces caractères sont tellement accentués, dans leur triple objectivité anatomique, physiologique et psychologique, qu’ils autorisent la conception d’un type moyen, dont les particularités forment un saisissant contraste avec celles que présentent les individus des autres races.

En Allemagne même, ces différences ethniques sont rendues encore plus frappantes par la comparaison avec des populations annexées, chez lesquelles la germanisation systématique n’est parvenue à apporter aucune modification physique ou psychologique.

L’objectivité anatomique de la race allemande s’exprime d’une façon générale par la lourdeur, l’épaisseur et la carrure de l’ossature, la grossièreté des formes, par la dolichocéphalie et par la constitution du type abdominal ou sous-diaphragmatique.

Son objectivité physiologique s’extériorise dans les quatre principales manifestations suivantes : l’hypertoxicité des excrétions, la voracité, la polychésie et l’odeur.

Enfin, l’objectivité psychologique est caractérisée par un ensemble de réactions, au premier rang desquelles il faut placer : le pédantisme, le mimétisme parasitaire, le servilisme, le fétichisme, le rituélisme et la colère agressive. Ces dispositions mentales se rattachent toutes à l’insuffisance du pouvoir de contrôle cérébral. Elles témoignent d’une infériorité