Page:Bérillon - La psychologie de la race allemande, 1917.djvu/5

Cette page a été validée par deux contributeurs.
3
LA PSYCHOLOGIE-DE LA RACE ALLEMANDE

L’observation de Bourdin se trouve actuellement vérifiée par le fait que les dessinateurs français, lorsqu’ils ont l’idée de crayonner des types allemands, ne manquent jamais de les décorer de quelque attribut de notre race. Ils n’arrivent pas à les représenter absolument tels qu’ils sont. Cela tient à ce que leur œil n’a pas été initié d’assez bonne heure à l’observation des attitudes, des gestes, du rythme et de la physionomie des individus de race allemande. Un de nos artistes les plus connus n’a jamais esquissé la silhouette d’une femme allemande sans la doter des pieds les plus fins et de la cambrure plantaire la plus délicate. Son crayon cède irrésistiblement à l’impulsion d’attribuer des extrémités françaises aux plus lourdes Poméraniennes.

Les dessinateurs alsaciens Hansi et Zislin sont arrivés à la reproduction exacte du type allemand parce que leur naissance en pays annexé leur a facilité, dès la plus tendre enfance, la contemplation des immigrés.

Si la représentation figurée se trouve ainsi limitée, par un instinct particulier, aux individus de notre propre race, il n’y a pas de raison pour qu’il n’en soit pas de même lorsqu’il s’agit de la compréhension et de la description du type mental.

En effet, même chez les esprits les plus cultivés, rien ne manque autant que l’intelligence de tout ce qui a rapport aux nations étrangères. C’est ce qui explique pourquoi la mentalité de la race allemande est, jusqu’à ce jour, restée si complètement incompréhensible pour un grand nombre de nos compatriotes.

Dans ces conditions, on comprend que les psychologues chez lesquels l’aptitude à l’observation des êtres humains ne s’élève pas à la hauteur d’un art ne se hasardent pas à l’étude comparative des représentants des diverses races. La race à laquelle ils appartiennent leur apparaît comme le seul champ d’observation capable de retenir utilement leur attention.

La psychologie comparée doit donc être envisagée comme un ordre de recherches nécessitant une préparation et une adaptation spéciales. En particulier, les études médicales constitueront le moyen le plus efficace pour réaliser cette adaptation, la pratique de la médecine reposant essentiellement sur l’appréciation et sur la comparaison des caractères objectifs.

L’objectivité étant constituée par tout ce qui est extérieur, et par conséquent perceptible au moyen des sens, il n’est pas douteux que l’observation sera d’autant plus exacte que nos perceptions sensorielles seront mieux exercées, auront plus de durée et pourront être plus aisément renouvelées.

À ce sujet, il convient d’établir une distinction entre ce qui peut être considéré comme l’objectivité permanente et durable et ce qui ne constitue qu’une objectivité passagère. L’objectivité permanente se trouve créée par la constitution anatomique des individus, leur physionomie générale leurs fonctions organiques, leurs mouvements automatiques, leurs habitudes et leurs aptitudes en quelque sorte stéréotypées.

L’objectivité passagère apparaît dans les gestes, les réflexes physiques et