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Page:Béranger - Chansons anciennes et posthumes.djvu/638

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RÊVE DE NOS JEUNES FILLES


Air :


Le petit oiseau sur la branche
Laisse mourir son chant d’amour ;
Et midi voit le lis qui penche
S’alanguir sous les feux du jour.
Le petit oiseau sur la branche
Laisse mourir son chant d’amour.

Comme elle dort, la jeune fille,
Sur les coussins de ce boudoir !
Elle a mis bas coiffe et mantille ;
Près d’elle en vain brille un miroir.
Comme elle dort, la jeune fille,
Sur les coussins de ce boudoir !