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Page:Béranger - Chansons anciennes et posthumes.djvu/626

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LA DERNIÈRE FÉE


Air d’Angéline, de Willem.


Près du rivage où le druide austère,
Chez les Bretons, ensevelit ses dieux,
Au vieux curé qui bêche son parterre
Vient d’apparaître un messager des cieux.
C’est un ange. Oui : l’auréole, les ailes,
Tout le lui prouve. Il se signe, et soudain,
Malgré la brume, il voit dans son jardin
Oiseaux s’ébattre et fleurs briller plus belles.

Sous un ciel sombre et les vents et les flots
Poussent au loin de funèbres sanglots.

bis.