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Page:Béranger - Chansons anciennes et posthumes.djvu/558

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LE CHASSEUR


Air :


Petits oiseaux, que j’aime entendre
Vos concerts dans ces houx épais !
Votre chanson, joyeuse ou tendre,
Est pour mon cœur l’hymne de paix.
Mais craignez les lacs qu’on peut tendre.
Le bonheur fait tant de jaloux !
Taisez-vous, oiseaux, taisez-vous.

Vient un chasseur ; son pas redouble.
Malgré ses chiens, point de gibier.
S’il allait, de son fusil double,
Faute de mieux, vous foudroyer ?
Ah ! maudit soit l’homme qui trouble
L’écho que vous rendez si doux !
Taisez-vous, oiseaux, taisez-vous.