Ouvrir le menu principal

Page:Béranger - Chansons anciennes et posthumes.djvu/534

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



IL N’EST PAS MORT [1]



À moi soldat, à vous gens de village,
Depuis huit ans on dit : « Votre empereur
« A dans une île achevé son naufrage ;
« Il dort en paix sous un saule pleureur. »
Nous sourions à la triste nouvelle.
Ô Dieu puissant qui le créas si fort,
Toi qui d’en haut l’as couvert de ton aile,
N’est-il pas vrai, mon Dieu, qu’il n’est pas mort ?

  1. L’idée qui a fait faire cette chanson a bien longtemps régné au fond de nos campagnes et même parmi les classes ouvrières des villes. Peut-être même trouverait-on encore, dans quelque province, des individus qui conservent cette superstition populaire.