Ouvrir le menu principal

Page:Béranger, oeuvres complètes - tome 2.pdf/333

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
Book important2.svg Les corrections sont expliquées en page de discussion


LA COMÈTE
DE 1832 v



Air : À soixante ans il ne faut pas remettre (Air noté )


Dieu contre nous envoie une comète ;
À ce grand choc nous n’échapperons pas.
Je sens déjà crouler notre planète ;
L’Observatoire y perdra ses compas. (bis.)
Avec la table adieu tous les convives !
Pour peu de gens le banquet fut joyeux. (bis.)

Vite à confesse allez, âmes craintives.
Finissons-en : le monde est assez vieux,

bis.

                Le monde est assez vieux, (bis.)

Oui, pauvre globe égaré dans l’espace,
Embrouille enfin tes nuits avec tes jours,
Et, cerf-volant dont la ficelle casse,
Tourne en tombant, tourne et tombe toujours.
Va, franchissant des routes qu’on ignore,
Contre un soleil te briser dans les cieux.
Tu l’éteindrais ; que de soleils encore !
Finissons-en : le monde est assez vieux,
                Le monde est assez vieux.

N’est-on pas las d’ambitions vulgaires,
De sots parés de pompeux sobriquets,