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Page:Béranger, oeuvres complètes - tome 2.pdf/274

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Du fond d’un exil qui l’honore ;
C’est par lui que notre grandeur
Sur la toile respire encore.

                        chœur.
Fût-il privé de tous les biens,
Eût-il à trembler sous un maître,
Heureux qui meurt parmi les siens
Aux bords sacrés qui l’ont vu naître !

Non, non, vous ne passerez pas,
Redit plus bas la sentinelle.
— Le peintre de Léonidas
Dans la liberté n’a vu qu’elle.
On lui dut le noble appareil p
Des jours de joie et d’espérance,
Où les beaux-arts à leur réveil
Fêtaient le réveil de la France.

                        chœur.
Fût-il privé de tous les biens,
Eût-il à trembler sous un maître,
Heureux qui meurt parmi les siens
Aux bords sacrés qui l’ont vu naître !

Non, non, vous ne passerez pas,
Dit le soldat ; c’est ma consigne.
— Du plus grand de tous les soldats
Il fut le peintre le plus digne.
À l’aspect de l’aigle si fier,
Plein d’Homère et l’âme exaltée,