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Page:Béranger, oeuvres complètes - tome 2.pdf/209

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Pour bien aimer l’une avait trop de charmes ;
Mes vœux pour l’autre ont dû rester secrets.
Ah ! plus, Amour, tu nous causes de larmes,
Plus, quand tu fuis, tu laisses de regrets.

Fuis donc, Amour, ma couche solitaire ;
Fuis ! car déjà tu souris de pitié.
De mes ennuis pénétrant le mystère,
Les bras tendus, vers moi vient l’Amitié.
Pour l’éloigner fais luire encor tes armes :
Ses soins sont doux, mais j’en abuserais ;
Car plus, Amour, tu nous causes de larmes,
Plus, quand tu fuis, tu laisses de regrets.