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Page:Austen - La Nouvelle Emma T4.djvu/219

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CHAPITRE L.


Il était extrêmement agréable à Emma de trouver qu’Henriette était aussi portée qu’elle à éviter de se trouver ensemble. Il était assez pénible de s’écrire ; il eût été bien pire de se voir.

Henriette s’exprimait fortement, sans cependant faire de reproches, ni se plaindre d’être mal traitée ; pourtant Emma crut apercevoir qu’elle avait du ressentiment, et que son style en annonçait, c’est ce qui lui faisait désirer de plus en plus d’en être éloignée ; peut-être ce n’était qu’une imagination, mais aussi il aurait fallu être un ange pour ne pas ressentir un coup si violent.

Elle n’eut pas de difficulté à obtenir une invitation de la part d’Isabelle,