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Page:Austen - La Nouvelle Emma T4.djvu/186

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me croirez, lorsque je vous assurerai, comme je fais ici, que je ne me serais pas tant avancé, si je n’avais pas eu la conviction intime de son indifférence pour moi. Quoique charmante et infiniment aimable, je n’ai jamais cru mademoiselle Woodhouse susceptible de s’attacher à qui que ce fût ; et j’étais aussi porté à croire qu’à désirer qu’elle ne sentirait jamais rien pour moi. Elle recevait mes attentions avec une gaîté amicale, franche et aisée, qui me convenait beaucoup. Il semblait que nous nous entendions parfaitement. Par nos relations respectives, je lui devais des soins ; personne ne peut le nier. J’ignore si mademoiselle Woodhouse, avant l’expiration de la première quinzaine, me comprit ou non : lorsque je fus prendre congé d’elle, je me souviens d’avoir été sur le point de lui avouer la vérité : je crus m’apercevoir